Un éclairage sportif se juge sur de nombreux critères
L’éclairement moyen n’est que le premier critère. La EN 12193 exige aussi une qualité de lumière pour les joueurs, les arbitres, les spectateurs et, selon le niveau, les caméras.
Éclairement horizontal Eh
lxMoyenne sur l’aire de jeu, selon le sport et la classe.Uniformité U1 et U2
Emin/Emax · Emin/EmoyDeux rapports : le point le plus sombre face au plus clair, et face à la moyenne.Éclairement vertical Ev
lxVisibilité du ballon en vol et des joueurs ; indispensable pour la télévision.Éblouissement GR
Glare RatingÉvalué depuis les positions des joueurs, des arbitres et des spectateurs.Rendu des couleurs
RaMaillots, ballon et lignes lisibles ; plus exigeant en classe supérieure.Température de couleur
CCTChoisie selon le sport et le cahier des charges des diffuseurs.Surface de référence
PA · TAAire principale (PA) et aire totale (TA) : les exigences ne sont pas identiques.Papillotement
flickerCritique en ralenti TV : drivers sans modulation visible.Lumière intrusive
nuisancesLumière parasite chez les riverains et dans le ciel : arrêté de 2018.Facteur de maintenance
MFLes valeurs de la norme sont des valeurs maintenues.Les valeurs exactes dépendent du sport, de la classe et de la version de la norme : elles sont à reprendre dans les tableaux de la EN 12193.
Les classes de la norme EN 12193
La norme EN 12193 organise les exigences par classe d’éclairage, selon le niveau de pratique : classe I pour les compétitions nationales et internationales, classe II pour les compétitions régionales, classe III pour l’entraînement et les loisirs. Pour un terrain de football, on cite couramment des ordres de grandeur d’environ 500, 200 et 75 lx.
| Classe | Usage | Football : Ēh indicatif | Uniformité U2 (Emin/Emoy) indicative |
|---|---|---|---|
| I | Compétition nationale, internationale | ≈ 500 lx | ≈ 0,7 |
| II | Compétition régionale | ≈ 200 lx | ≈ 0,6 |
| III | Entraînement, loisirs | ≈ 75 lx | ≈ 0,5 |
Valeurs indicatives. Les valeurs citées servent à comprendre la logique de la norme. Pour une étude ou un marché, référez-vous toujours à la version en vigueur du texte normatif.
Pour la retransmission télévisée, des exigences supplémentaires (éclairement vertical, rendu des couleurs, absence de papillotement) s’ajoutent. Elles relèvent des cahiers des charges des diffuseurs et des fédérations.
Le labo : un terrain de 105 × 68 m
Essayez d’abord les quatre coins, la solution économique pour l’entraînement. Passez ensuite à six, puis huit mâts latéraux, et regardez l’uniformité. Changez la classe visée : les voyants vous disent ce qui est atteint. Basculez en vue 3D pour voir les mâts autour du stade.
Modèle simplifié : projecteurs à distribution en cosinus puissance 2,5, pointés sur des zones réparties du terrain, hors réflexions. Le pointage réel s’optimise projecteur par projecteur dans un logiciel de calcul.
Ce que le simulateur vous apprend
- Les 4 coins économisent des mâts : c’est la solution d’entraînement, mais l’uniformité devient vite le facteur limitant.
- Les mâts latéraux apportent plus de lumière au centre, mais coûtent plus cher en génie civil : repérez où se situe le point le plus sombre.
- Ajouter des projecteurs ne règle pas à lui seul l’uniformité : c’est le pointage qui la construit.
- Un mât plus haut réduit l’éblouissement des joueurs, et allonge les lignes de visée.
À savoir. Les simulateurs de cette page utilisent des modèles simplifiés (source ponctuelle, sans réflexions) à vocation pédagogique. Ils illustrent les ordres de grandeur et les effets des paramètres, ils ne remplacent ni une étude photométrique ni la lecture de la norme en vigueur.
Le pointage : l’art qui fait la différence
Chaque projecteur est orienté vers un point du terrain. Les plans de pointage assignent à chaque projecteur sa zone, de façon que les faisceaux se recouvrent de manière régulière. Un pointage mal pensé donne des raies de lumière et des bandes sombres, même avec un flux total suffisant. En pratique, on réalise le calcul, on lit les cartes d’isolux, puis on ajuste.
Éblouissement et nuisances lumineuses
Un projecteur mal orienté éblouit un gardien de but ou le voisinage. L’indice GR (Glare Rating) évalue l’éblouissement depuis les positions des joueurs. En parallèle, l’arrêté du 27 décembre 2018 impose des règles de prévention des nuisances lumineuses, qui comprennent des dispositions spécifiques aux équipements sportifs (orientation, horaires d’extinction). Anticipez-les dès la conception.
Réception et relevés
Après installation, on vérifie par un relevé de points de mesure. Il faut une grille régulière, un luxmètre étalonné, une mesure nocturne en conditions stables. Les écarts entre le calcul et la mesure viennent le plus souvent du pointage réel, du MF supposé et de la tension d’alimentation.
Questions fréquentes
Quelle est la norme pour l’éclairage sportif ?
La norme européenne EN 12193 définit les exigences d’éclairage des installations sportives, par sport et par classe de pratique, avec des critères d’éclairement, d’uniformité, de limitation de l’éblouissement et de rendu des couleurs.
Combien de lux faut-il sur un terrain de football ?
Les ordres de grandeur courants sont d’environ 75 lx pour l’entraînement, 200 lx pour la compétition régionale et 500 lx pour la compétition nationale. Vérifiez les valeurs exactes dans la norme et les règlements de la fédération concernée.
Pourquoi l’uniformité est-elle si importante ?
Parce qu’un joueur perçoit mal une balle qui passe d’une zone très éclairée à une zone sombre. Une bonne uniformité garantit une visibilité homogène sur tout le terrain.
Peut-on gérer l’éclairage sportif avec DIALux ou Relux ?
Oui. Les deux logiciels disposent de fonctions pour les terrains de sport (placement, pointage, grille de calcul). La maîtrise du pointage est ce qui fait la qualité du résultat.
Passez de la lecture à la pratique
Ces notions se travaillent en formation, avec du matériel et des cas concrets. Sessions inter-entreprises ou intra, partout en France.